Actualités passées, Journées Géole

Retour sur la 28 édition des Rencontres Géole 2019!

Le mois d’avril est toujours bien chargé pour les Géoliens. Cette année c’est en Auvergne que se déroulent les rencontres annuelles SGF Géole et c’est sur le site de La maison de l’Améthyste que nous accueille Pierre Lavina, l’organisateur de ces 28ème rencontres.

Les festivités ont commencé dès le jeudi lors de la journée spécialisée de la SGF sur le thème du Patrimoine géologique, de l’inventaire à sa valorisation et sa médiation. Un petit tour de chauffe en partenariat avec la Commission Régionale du Patrimoine Géologique AURA (DREAL AURA Clermont-Ferrand – Lyon).

Toute la journée, les communications des intervenants se sont succédées : l’inventaire du Patrimoine géologique en AURA, le classement du « haut lieu tectonique » Chaine des puys – Faille de la Limagne au patrimoine mondial de l’Unesco, le Geopark du Beaujolais, la valorisation des carrières en exploitation, le géosite de l’Améthyste. Des exemples très concrets des projets, des initiatives et des ambitions géologiques en région AURA, mais aussi des expériences inspiratrices ailleurs (Normandie, Grand Est..).

La météo ne nous permet pas d’aller visiter la Mine de Poux (site aménagé par la Compagnie des Minéraux d’Auvergne qui a le projet d’ouvrir une nouvelle carrière d’améthyste), mais nous en profitons pour avoir un petit aperçu des animations proposées par les animateurs géologues et environnement de La maison de l’Améthyste.

Les derniers participants aux journées du lendemain arrivent petit à petit, nous nous sentons comme des étudiants à l’approche des camps de terrain de fin d’année. La nuit tombe sur le château de Montfort et la soirée se prolonge autour des derniers verres.

Le lendemain nous partons pour une journée d’excursion en car. La voix de Pierre nous réveille doucement en nous racontant l’histoire géologique de la région au fur et à mesure que le panorama de la plaine de Limagne se dévoile sous nos yeux. Pour ceux dont le café n’avait pas encore fait effet, les mots « contreforts», « oligocène », « cristallin », « hydromagmatisme », « pépérite », « tephrostratigraphie » nous font rentrer pleinement dans cette journée au fil des méandres de la route.

Le premier arrêt est l’ancienne carrière de Grand Gandaillat. Nous sommes accueillis par les représentants du Laboratoire Magmas et Volcans, Bernard Barbarin, Pierre Boivin et Lucie Le Corguillé du Conservatoire des Espaces Naturels d’Auvergne (CEN Auvergne). L’historique du site nous est présenté par l’adjoint au Maire de la Ville de Clermont-Ferrand, propriétaire du géosite, ainsi que le programme d’action d’entretien et de valorisation mené par le CEN Auvergne afin de poursuivre les visites et l’accueil du public dans les meilleures conditions.

Ancienne carrière de Grand Gandaillat, L.Baillet

Notre groupe se disperse ravi d’avoir quitté les bureaux pour cette escapade productive. Les bons élèves suivent le guide, les autodidactes font leurs propres observations, les chercheurs scrutent le sol, les photographes immortalisent le lieu, ceux qui connaissent expliquent à ceux qui ne sont jamais venus. Chacun s’approprie ce moment de découverte.

Le site est inscrit à l’inventaire du patrimoine géologique. De nombreux élèves, étudiants et chercheurs viennent comme nous le découvrir afin de comprendre un peu plus la formation de la chaine des Puys et de la Faille de la Limagne. Ici tout est réuni, à la fois les dépôts sédimentaires de l’Oligocène, la présence de stromatolithes, les séries de failles, les dykes basaltiques… En somme une plaine de Limagne miniature !

Tout le monde finit par se rassembler pour une lecture de paysage face à Clermont-Ferrand, à la faille de la Limagne, au Puy de Dôme et à toute la Chaîne des Puys. Juste derrière se profile notre prochain arrêt, le Volcan de Lemptégy.

Après le déjeuner, Philippe Montel, le gérant du Volcan de Lemptégy, une entreprise familiale depuis plus de 25 ans, nous présente avec une passion teintée d’émotion l’histoire de ce site et de sa construction, ou plutôt de la déconstruction du volcan. Une aventure où les exploitants et les scientifiques ont travaillé ensemble afin d’ajouter une dimension pédagogique, ludique et divertissante à cette activité industrielle. Sans cesse renouvelées, les attractions ont pour certains un petit côté sensationnel éloignant de la dimension naturelle du site, mais il n’en reste pas moins un exemple incontournable du mariage réussi entre une activité industrielle et une activité touristique, sur lequel les futures initiatives peuvent prendre appui et inspiration.

Volcan de Lemptégy, L.Baillet

Notre découverte du lieu se poursuit entre Lemptégy 1 et Lemptégy 2, entre cheminées et coulées de lave, entre accumulation des scories et dépôts des volcans voisins, entre dykes et suspicion de cryptodômes, entre pouzzolane rouge et noire, entre hématites et mousses de granite. Admirant l’anatomie intime d’une géologie bombesque, en croûtes de pain, en choux fleurs, en fuseaux, en rubans et en boules.

Les quelques gouttes de pluies, un tournage de film sur le site et une tarte aux myrtilles ne viennent même pas perturber la journée.

Au retour de visite, Stéphanie Gallet, animatrice passionnée du Volcan de Lemptégy, nous présente les outils pédagogiques mis à disposition des publics scolaires. Christine Montoloy, ingénieure du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, en charge de la Chaîne des Puys, et Danielle Fournioux, Responsable plan de gestion Chaîne des Puys – faille de Limagne – Direction des Grands Sites Patrimoniaux, nous présentent un bref historique et les objectifs de développement suite à l’inscription, début juillet 2018, du site Chaîne des Puys – Faille de Limagne au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dans le car qui nous ramène vers Vernet-Chaméane, et malgré l’intense journée que nous venons de passer, je suis surprise de voir que les ronflements sont rares, il y a tant de choses à partager, et le temps semble toujours trop court.

Le dîner est expédié pour aller assister à la conférence théâtralisée de Michel Meybeck, qui nous a concocté une soirée insolite avec la troupe « Foul’art scénique ». Ce soir les fées du lac Pavin sont venues nous conter leur éruption, leur lac, leur histoire, leurs légendes, une façon inédite de raconter la géologie. A peine le temps pour une petite coupe et un grand bravo à notre conférencier et à ses comédiennes, nous regagnons le lycée Massabielle, la journée de demain va être bien remplie.

Au café, quelques réglages de dernières minutes aux PowerPoints, la lumière se tamise, il est temps de commencer les présentations.

Le géosite de l’Améthyste d’Auvergne, le Musée de Minéralogie, le Palais de la Découverte, une équipe de projet de Géole, La Maison de la Science de Sainte-Savine, le Geopark du Chablais, le géosite de Cuise-la-Motte, le Geopark du Beaujolais, l’Association Géologique Auboise, le Géoparc des Monts d’Ardèche, le Parc-Géoparc du massif des Bauges, Ain Buggy Geo Découvertes, et encore, tous ne sont pas là.

Chacun partage ses avancées, ses idées, dans un esprit de collaboration et d’échanges constructifs et productifs. Que vous ayez des dizaines d’années d’expérience, ou un petit bagage d’amateur, que vous soyez géologues, vulgarisateurs, professionnels du tourisme, gestionnaires de projet, tout le monde à sa pierre à apporter à la dynamique de diffusion des Sciences de la Terre.

Il est impressionnant de voir sur quel pied d’égalité fonctionnent ces rencontres. Chaque initiative, découverte scientifique ou retour d’expérience est valorisé et encouragé. Je suis particulièrement marquée par cet esprit de bienveillance réellement présent tout au long de ces journées. L’AG de la section Géole-SGF clôt la journée avec de nouveaux objectifs pour l’année à venir.

Mais avant de s’atteler aux nouveaux projets, rien ne vaut une petite soirée animée par la troupe « Les orteils agités », où les talents des danseurs se retrouvent ou se révèlent à la grande surprise des participants eux-mêmes. Le petit verre de Verveine – et je ne parle pas forcement de la tisane -, le débat sur le monimolimnion et l’heure tardive ont raison des plus résistants.

Enfin la dernière journée et c’est déjà le temps des au-revoirs pour certains. Nous quittons Le Vernet-Chaméane pour une dernière exploration du géopatrimoine local dans la continuité directe de notre expérience théâtrale sur le lac Pavin.

La neige nous fait un bel accueil sur le paysage déjà mystérieux du lac. Mais nous sommes tout de même contents d’aller nous réfugier dans la salle d’exposition, au chaud pour rencontrer les gestionnaires de l’ENS du Lac Pavinet mieux comprendre ce lac si particulier. Nous avons d’ailleurs été chaleureusement accueillis par la première adjointe et Marie Léger, agente du patrimoine, de la commune de Besse et Saint-Anastaise, ainsi que Nadège Guimard, ingénieure du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.

Le déjeuner arrive et sonne le départ de quelques participants. Un dernier petit café et nous partons en petit comité parcourir les berges du Pavin jusqu’à la chaise du diable, qui ne tient certes pas le devant du tableau de la mythologie liée au lac, mais qui mérite de s’y inventer une autre histoire.

Nous retrouvons Pierre pour le dernier arrêt de ce séjour, le creux de Soucy. La grille nous empêche l’accès à l’entrée du gouffre et nous ne pouvons que deviner l’entrée de l’immense cavité souterraine de 60m de diamètre et de 22m de hauteur dont le fond du gouffre et les fluctuations du lac n’ont pas encore livrés tous leurs secrets.

C’est sur cet arrêt énigmatique que s’achèvent ces 28èmes Rencontres Géole.

Avec un peu de résignation nous retournons à nos trains, nos voitures, nos bureaux. Le soleil se couche sur la Chaine des Puys. Encore un grand merci aux participants et aux organisateurs. Vivement l’année prochaine.

Maëla Lévigne

 

 

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Rencontres Géole 2019: les inscriptions sont ouvertes!

Les rencontres Géole approchent à grand pas! Cette année, c’est en Auvergne, à  La Maison de l’Améthyste, qu’auront lieu les XVIIIème Rencontres Géole, du 26 au 28 avril 2019.

Le thème: Le patrimoine géologique, du travail de l’inventaire à sa valorisation et sa médiation vers tous les publics

Au programme de ces rencontres:

Préambules :

  • Mercredi 24 avril 2019, 10h-17h : réunion délocalisée de la Commission régionale du patrimoine géologique Auvergne-Rhône-Alpes (CRPG AURA) (réservée aux membres de la CRPG AURA),
  • Jeudi 25 avril : une session spécialisée de la Société Géologique de France consacrée au thème de la valorisation de l’inventaire géologique

 

Les Rencontres Géole 2019 :

  • Le vendredi 26 avril, une excursion permettra de découvrir les lieux déterminants du « Haut-lieu tectonique Chaîne des Puys – faille de Limagne ». La journée se clôturera par la conférence – en première mondiale ! – du professeur de limnologie Michel Meybeck et la troupe de théâtre du Vernet–Chaméane sur le thème « Le Pavin et les lacs-maars européens : histoire, mythes et légendes au secours de la géologie».
  • Le samedi 27 avril sera consacré à un temps de communications et d’échanges, avant l’assemblée générale de Géole suivie d’une soirée simple et conviviale imprégnée de dégustations de produits locaux, d’écoute de musiques et d’initiation aux danses trad’s auvergnates…
  • La matinée du dimanche 28 avril sera une balade pédestre au lac Pavin : commentaires et échanges avec Michel Meybeck et Pierre Lavina.

Pour vous inscrire, rien de plus simple, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant, et de suivre les indications!

Inscription Rencontre Géole

Au plaisir de vous y voir!

 

 

 

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Retour sur la 27ème édition des rencontres GEOLE!

Mais pour moi ça sera une première!

C’est donc avec un œil neuf que je vais vous conter ce rassemblement de géoliens.

GEOLE est une association qui regroupe des personnes de tous horizons, passionnées par la transmission scientifique et plus particulièrement celle des sciences de la Terre. Cette année elle nous donne rendez-vous du 12 au 15 avril 2018, au Géoparc des Causses du Quercy. Nous sommes accueillis par Thierry Pelissié et Agathe Kühnel qui nous présenteront le géopatrimoine du Parc et
nous guideront tout au long de cette découverte.

Le fil rouge qui traversera ces journées : la découverte de l’Histoire géologique des Causses du Quercy et l’intérêt de sa valorisation au travers du label Géoparc (espace d’intérêt géologique, protégé. Il vise à préserver les géosites et sensibiliser le grand public à son géopatrimoine). Les Causses du Quercy font parti de ce réseau depuis mai 2017.

À ce propos, j’ajoute que nous avons eu le plaisir de fêter l’entrée du Géoparc du Beaujolais dans cette grande maison!

Nous avons donc débuté, jeudi midi, par la découverte de la grotte préhistorique de Pech Merle, creusée dans la vallée du Célé. C’est un site exceptionnel qui allie géologie et histoire. On peut y admirer de magnifiques concrétions : stalactites, stalagmites, colonnes, draperies, disques, excentriques et de rares « perles des cavernes » qui mettent en scène les peintures rupestres, dessinées par l’homme il y a plus de 20.000 ans ! Empreintes de pas, fresques détaillées, réel sens artistique, la grotte nous raconte son histoire et à travers elle, la nôtre. L’exceptionnel de Pech Merle est de posséder un bon équilibre bio et hydro métrique, permettant une bonne conservation des peintures. C’est donc bien la grotte originelle que nous découvrons et non une reproduction !!

À la suite de la visite, nous rejoignons notre logement pour la durée des rencontres GEOLE, au mas de Sabboth : grande salle de réception, piscine et sauna pour d’autres… Ils savent bien vivre ces Géoliens !

Nous terminons cette première journée par une présentation des projets mise en œuvre par le parc des Causses du Quercy en tant que Géoparc. C’est l’occasion pour les autres membres de Géoparc d’échanger sur leurs actions et donner de l’élan à ceux qui voudraient se lancer dans cette aventure.

C’est par un beau soleil que nous débutons la journée terrain de ces rencontres « A la découverte de l’histoire géologique des Causses du Quercy ». Échauffement cérébral sur la coupe de Calvignac ! Le but, faire parler les fossiles présents pour retracer l’évolution paléoenvironnementale. Cohue devant l’affleurement, chacun son ticket !! Les idées fusent, mais il semble que l’événement marquant ait été repéré ! Ce site met en évidence un changement significatif de paléo environnement, de plate-forme ouverte à fermée aux environs de l’Aalénien. Du moins, c’est le jargon sorti par les géologues, du reste Thierry nous explique que ce site est pertinent pour les sorties géologiques des scolaires. Lisible et facile d’accès, il offre un bon terrain de réflexion.

Coupe de Calvignac-L.Baillet

Direction un deuxième affleurement clé, la Balme-à-Limogne en Quercy. Cette fois-ci, les géoliens vont plancher sur des figures sédimentaires ! La lisibilité de ce site en fait un lieu privilégié pour initier à la compréhension et à la lecture des figures tectoniques.

 

Nous poursuivons avec la visite d’un site remarquable et rare, les phosphatières. Nous visiterons exclusivement celle du Cloup d’Aural, bien qu’il en existe d’autres. Les phosphatières du Quercy ont été découvertes vers 1865 et rapidement exploitées pour leur intérêt agraire. Les phosphates ne sont plus exploités depuis le début du XXème siècle malgré quelques tentatives de reprise lors de la seconde guerre mondiale et l’endroit est dorénavant aménagé pour les touristes. Des jeux pédagogiques couplés à des visites guidées, permettent aux curieux de découvrir l’exploitation des phosphates au XIXème siècle, d’explorer un Karst et de comprendre tout l’intérêt paléontologique qu’offrent ces phosphatières.

Le groupe se scinde en deux, une partie visite le karst pendant que l’autre teste une animation pédagogique. Le but de celle-ci : comparer la taille, la proportion et la diversité d’espèces retrouvées dans différents sites de phosphatières. Chaque équipe tente de retrouver à quel paléo environnement leur panel d’espèces correspond. La perplexité laisse vite place à une profusion d’idées et de remarques sur cet outil pédagogique. Les rencontres GEOLE servent aussi à ça, rassembler des professionnels et des passionnés de transmission du savoir, afin de discuter sur la
meilleure manière de transmettre.

Ce message est ensuite illustré par la visite de la phosphatière. L’exploitation a mis à découvert de nombreux ossement fossiles extrêmement bien conservés par le minerai. Rendu plus facile d’accès, le reste de l’exploitation fait l’objet de plus amples recherches paléontologiques, depuis les années 60. Il s’avère que les phosphatières sont un « laboratoire naturel de l’évolution ». Nous avons donc devant nous une véritable mine d’informations sur ce qu’était la faune et la flore de -52 à -21 Ma ! Une telle continuité paléontologique est exceptionnelle en milieu continental! Les phosphatières constituent un ensemble majeur pour la recherche paléontologique avec près de 700 espèces répertoriées sur une trentaine de millions d’années, enregistrement des évolutions de la biodiversité lors des changements climatiques.

La visite se solde par un pique-nique renversant et par un tour de table en bonne et due forme des membres présents de GEOLE (presque 80 cette année !).

 

La journée géopatrimoine se termine par la visite du village remarquable de Saint-Cirq-Lapopie. À la fois site naturel défensif et témoin de l’enfoncement du Lot et de l’inversion de relief entre les sables cimentés du Crétacé avec les calcaires jurassiques. Mais il est temps pour les géoliens de retourner au bercail emmagasiner toute cette géologie autour d’un repas Lotois (ou presque).
La journée se conclut par une conférence grand public, « Cailloux : mémoires de la Terre », animée par Francis Duranthon. Une présentation très claire nous permet d’en apprendre beaucoup sur ce qu’est un géopatrimoine, l’histoire qu’il peut nous raconter lorsque son contexte est préservé. C’est l’occasion aussi, d’échanger sur le pillage des sites et sur leurs conséquences.

La journée suivante est consacrée aux présentations des projets de chacun. C’est l’occasion, pour qui le souhaite, d’exposer son travail et de récolter des avis, des remarques, afin de toujours renouveler son discours et gagner en clarté, dans le souci de diffuser et transmettre autour des sciences de la Terre.
Après-midi Assemblée Générale de GEOLE. C’est le moment de faire un point sur l’activité de l’année, d’organiser la prochaine et d’échanger sur de nouveaux projets.

Mais il paraît que les géoliens ne tiennent pas en place ?! C’est pour ça que Thierry nous a concocté une soirée danse et musique traditionnelles occitanes, pour la dernière soirée GEOLE !
Deux musiciens ont la patience de nous expliquer les pas et c’est parti pour la gigue ! Les géoliens se lancent dans une série de farandoles, de danses bras dessus, bras dessous et terminent ces rencontres par de bons éclats de rires (Mention spéciale pour le mimage des phosphatières !! )

Nous concluons ces rencontres GEOLE par la visite d’un site qui m’a personnellement beaucoup impressionné. La plage aux Ptérosaures ! Un temple, que dis-je, un sanctuaire pour les passionnés de paléontologie. Ce site a été mis à nu une fois de plus à la suite d’exploitation, ici celle de la « Pierre de Crayssac ». C’est en 1980 que les premières traces fossiles ont été repérées. L’ambiance y est religieuse, et pour cause, la rencontre avec les Ptérosaures est émouvante. Nous découvrons sur de grandes strates de calcaires, de magnifiques empreintes de ces reptiles volants. On peut observer plus d’une trentaine de pistes. Chacune d’entre elles nous raconte un bout de vie de ces spécimens. Ajouté aux explications passionnées des paléontologues du site, on s’y croirait presque ! Crayssac est un site majeur pour la recherche paléontologique, de par le nombre et la finesse des empreintes, mais aussi pour sa potentielle piste d’atterrissage.

Mais il est temps pour les géoliens de regagner la lumière et la réalité du voyage retour.

Pour ma part je repars réellement enchantée de ses rencontres GEOLE. Je retourne à mes montagnes, riche des ces échanges, réchauffée par la convivialité de tous et motivée plus que jamais pour la diffusion et le partage des Sciences de la Terre.

Les géoliens, édition 2018-R.Jaffre

De l’eau a coulé sous les ponts depuis avril et c’est avec vue sur la Soufrière que je conclus ce compte rendu de mes premières rencontres GEOLE (qui ne seront pas les dernières !).

Qui sait, je convaincrai peut-être les gens du Parc National de Guadeloupe de se joindre à nous ?

Julia Lechevretel

Actualités en cours, Journées Géole

Inscription aux XXVIIes Rencontres Géole 2018

Les inscriptions aux Rencontres Géole 2018 sont enfin ouvertes! Elles auront lieu du 13 au 15 avril 2018, au sein du PNR des Causses du Quercy, avec comme thème

« Le patrimoine géologique : de l’inventaire à la vulgarisation »

Vous retrouverez tous les détails de ces journées ainsi que le formulaire d’inscription sur http://www.geosoc.fr/geole2018

Au plaisir de vous y voir!

 

Actualités en cours, Journées Géole

En attendant les prochaines rencontres GEOLE 2018

A vos agendas ! Les prochaines rencontres GEOLE 2018 auront lieu du 12 au 15 avril 2018 à Vers dans le Lot sur la thématique suivante : « Le patrimoine géologique, de l’inventaire à la vulgarisation ».

 

Cliquer ici pour télécharger la présentation de ces rencontres !

 

En attendant la 2ème circulaire, nous vous proposons de vous remémorer les précédentes rencontres GEOLE 2017 en retrouvant le compte-rendu et quelques présentations :

Bonne lecture !

 

 

Actualités passées, Journées Géole

J-15 avant les Rencontres Géole 2017

 

Pour patienter avant les prochaines Rencontres Géole 2017, nous vous invitons à découvrir le blog de l’association Clapas ! Ce blog présente leur travail de transmission des savoirs dans le domaine de la géologie et de la compréhension des paysages naturels.

Blog clapashttps://clapas07.wordpress.com/

Déroulez le fil pour lire les rétrospectives sur les sorties terrains pour des groupes scolaires, le grand public ainsi que pour les membres de l’UNESCO pour la création du Géopark des Monts d’Ardèche. On y trouvera avec plaisir un retour sur les Rencontres Géole 2015 dans les Bauges et 2016 dans le Jura. Le site présente également les ouvrages auxquels l’association Clapas a contribué.

Pour en savoir plus sur le Géopark des Monts d’Ardèche, voici leur propre site

geopark ardèchehttp://www.geopark-monts-ardeche.fr/accueil-geopark.html

Bonne lecture et au plaisir de vous voir en Ardèche !

Actualités passées, Journées Géole

Rencontre Géole 2017

Cette année, les XXVIes rencontres Géole auront lieu du 6 au 9 avril 2017 à Aubenas en Ardèche!

Le thème sera « Comment utiliser l’histoire des sciences en vulgarisation des Sciences de la Terre ».

jaujac
La coulée basaltique de Jaujac

Pour vous mettre l’eau à la bouche, une visite de sites au sein du jeune Geopark mondial UNESCO des Monts d’Ardèche vous sera proposé.

Pour en savoir plus sur le programme mais aussi sur les modalités d’inscription, vous n’avez plus qu’à cliquer sur le lien ci-dessous!

geole2017-1ere-circulaire-a-envoyersgf

Il ne vous reste plus qu’à vous inscrire, et ce avant le 1er mars!

Au plaisir de vous voir en Ardèche!

Actualités en cours, Journées Géole

« Jurassic Géole 2016 » – Oyonnax (01)

Une des plus grandes pistes de dinosaures connues - La Plagne, © P. Landry
Une des plus grandes pistes de dinosaures connues – La Plagne, © P. Landry

Bonjour à toutes et à tous,

Les rencontres GEOLE 2016 se dérouleront à OYONNAX, aux portes du massif du Jura…du 22 au 24 avril 2016, sous le patronage de P. LANDRY (et de son équipe) qui a participé à ses premières rencontres en 2014 !

En bref aperçu, un petit coup d’œil et d’oreille ici pour la mise en bouche.

Le thème proposé (sous réserve de la circulaire qui va arriver) se précise comme suit : « Valorisations touristiques et pédagogiques des géosites – Contraintes scientifiques, techniques, réglementaires et économiques »

Au programme, en salle le samedi et en selle le vendredi et le dimanche matin, avec panorama, structures plissées, exemples de sites à traces de pas de dinosaures, à divers stades de leur aménagement, interventions de BET spécialisés, point de vue des collectivités locales.

A confirmer mais le jeudi pourrait être consacré à une journée de fouilles et de mesures !

Informations complémentaires à suivre prochainement (avec la 1e circulaire) !

Actualités en cours, Journées Géole

GEOLE 2015 – Geopark des Bauges (73)

Sorte de la visite spéléo - © Y. Le Néchet
Sorte de la visite spéléo – © Y. Le Néchet

Rencontres GEOLE 2015

Après quelques mois de silence (mea culpa), les rencontres Géole 2015 sont l’occasion de reprendre la mise à jour du blog de la section Géole/SGF. En première réflexion, il convient de préciser que nous avons été accueillis royalement (la barre est encore très haute cette année) par notre géolien presque local, Christophe LANSIGU – chargé de mission « Géopatrimoines » – ainsi que par l’équipe du Geopark des Bauges (PNR) : géoorganisation, géométéo, géovisites, géodégustation, géohébergement de grande géoclasse « patrimoniale »…

Ensuite, il faut aussi noter la participation lors de la journée de Samedi de M. Jean-Jacques JARRIGE, Président de la Maison mère SGF : cet échange (débat de l’AG) a été l’occasion d’un soutien sans faille de la SGF pour la section et d’un encouragement pour la continuité et la qualité de nos actions.

D’un point de vue plus pratique, un dépliant est désormais à disposition pour valoriser nos missions et améliorer la lisibilité du réseau (notamment lors d’événements où des membres du réseau interviennent officiellement).

Un résumé plus complet est consultable sur le site de la SGF et de nombreux articles sont en préparation. En effet, vu la richesse et la diversité des communications, le nombre grandissant de nouveaux participants aux rencontres Géole/SGF, l’engouement suscité et la bonne humeur partagée cette année, la moindre des politesses serait de communiquer sur vos actions car c’est vous qui faites le réseau !

Donc, encore un peu de patience !

Actualités en cours, Journées Géole

Geopark des monts d’Ardèche, 5e du nom (07)

© Geopark des monts d'Ardèche
© Geopark des monts d’Ardèche

5/111, voire même 5/5

L’information a déjà été largement diffusée (Les monts d’Ardèche ont obtenu le label « Geopark »). Il s’agit donc du 5e geopark français, du 111e geopark mondial, dont 64 en Europe (informations ici).

Cependant, le saviez-vous : ce geopark est fortement soutenu par le réseau Géole, en toute modestie. En effet, considérant la définition même d’un geopark et surtout sa réalité sur le terrain, la géologie est certes un aspect fondamental mais sa déclinaison ne s’arrête pas à sa seule (et rébarbative, diront certains) représentation scientifique. Ainsi, la vocation touristique est aussi un atout majeur. Ceci étant, tous les dossiers de candidature s’appuient sur une approche géologique, sa description et sa connaissance.

Et bien que souvent méconnu, l’implication du réseau Géole est très forte et systématique dans nos 5 geoparks français, et même dans la préparation des prochaines candidatures.

Ainsi en est-il ! Que le geopark et le réseau Géole soient (ou non) !